Mal-être au travail, inaptitude physique, comment accompagner vos collaborateurs ?

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Publié le 9 avril 2019

Mal-être et inaptitude physique font partie des souffrances qui touchent une grande partie des salariés sur leur lieu travail. Et ce, dans presque tous les secteurs d’activité. Cela peut être les résultats de la démotivation, du stress, d’un harcèlement, d’un traumatisme ou d’autres violences externes. Généralement, cette situation mène la personne concernée à bout vers […]

Mal-être et inaptitude physique font partie des souffrances qui touchent une grande partie des salariés sur leur lieu travail. Et ce, dans presque tous les secteurs d’activité. Cela peut être les résultats de la démotivation, du stress, d’un harcèlement, d’un traumatisme ou d’autres violences externes. Généralement, cette situation mène la personne concernée à bout vers l’absentéisme, la dépression, l’épuisement professionnel ou burn out… jusqu’à se mettre en arrêt de travail et être considérée inapte… Dans tous les cas, il faut savoir détecter rapidement les symptômes et  accompagner vos collaborateurs en détresse pour qu’ils aillent mieux, afin de se sentir mieux dans leur poste et pour que votre activité n’en soit pas impactée.

Les risques psychosociaux sont les principaux facteurs de risque

La qualité de vie des employés et la performance de l’entreprise reposent en majeure partie sur le bien-être au travail. Si vos collaborateurs ne s’y sentent pas bien, c’est donc la production qui va en pâtir. Les risques psychosociaux (RPS) sont les principales causes de ce mal-être. Définis comme étant « des risques pour la santé, créés par le travail à travers des mécanismes sociaux et psychiques », les RPS englobent les comportements et les situations comme le stress, le harcèlement moral ou sexuel, les situations conflictuelles sur le lieu de travail, les agressions, insultes ou menaces externes… présentant des dangers pour la santé des salariés. Ils peuvent être aggravés par une forte pression hiérarchique, les conflits de valeurs, le manque d’autonomie…. Les symptômes qui doivent vous alerter chez les victimes sont alors la perte de motivation, la souffrance morale, les douleurs physiques répétitives, les maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques, anxio-dépressifs, état de burn-out. Dans les situations extrêmes, un employé peut aller jusqu’au suicide.

Reconnaître les signes de la souffrance au travail

Les symptômes de la souffrance au travail apparaissent progressivement chez la personne qui en souffre. Vous les remarquerez à travers des changements de comportement. La personne devient irritable, dépressive et à fleur de peau, elle n’est plus investie dans son travail. Elle peut aussi évoquer le fait de dormir mal la nuit, souffrir de brûlures gastriques, d’hypertension, de douleurs morales causées par des conflits avec ses collègues ou son supérieur, des cadences de travail qu’elle ne supporte plus ou se plaint de douleurs somatiques, de maux de têtes, de peur au ventre… Ce sont des signaux qui doivent vous mettre les puces à l’oreille. Sans une intervention adéquate de votre part, un employé sujet au mal-être professionnel risque de perturber l’ensemble de son équipe, qui devra assurer, à sa place, les tâches qui lui reviennent. Ce n’est donc ni agréable pour la victime, ni pour ses collègues et encore moins pour votre entreprise.

Aider un collaborateur en souffrance au travail

La meilleure chose à faire dans un premier temps est d’en discuter directement avec la victime ou son N+1 si ce n’est pas vous, et et de l’encourager à consulter un médecin par la suite si la situation ne semble pas évoluer dans le bon sens. C’est à ce dernier de diagnostiquer les signes et d’orienter le salarié concerné vers un praticien ou un spécialiste qui préconisera des thérapies ou prescrira un arrêt de travail. La révision des objectifs et des attentes professionnelles, le changement de poste (reclassement) ou l’amélioration des conditions de travail pourrait aussi être nécessaire. Il appartient aux représentants du personnel de se battre au nom de tous les employés pour une réorganisation du travail. Parfois, la seule issue reste le licenciement pour inaptitude physique, mais uniquement après examen médical, étude du poste et des conditions de travail et des échanges infructueux. C’est seulement lorsque toutes les solutions n’ont pas abouti que le médecin de travail peut déclarer l’employé inapte à la fonction. Il quittera alors votre entreprise avec tous ses avantages sociaux.

Offrir le meilleur environnement de travail possible

Votre entreprise a l’obligation d’intervenir si les salariés se plaignent d’harcèlement ou de souffrance. Revoir l’organisation collective au travail figure parmi les priorités pour mettre en place des solutions qui profiteront à l’ensemble de tous les collaborateurs.  Il vous incombe de recueillir les données sur les indicateurs de RPS : taux d’absentéisme, turn-over, performance, etc. Il convient aussi d’analyser les indicateurs de santé : nombre de consultation chez le médecin, nombre d’arrêt, etc.

Il est important de parler de ces choses avec les membres de votre équipe et aux différents responsables pour que toutes les mesures nécessaires soient prises dès les premiers signes. Les salariés passent la majeure partie de leur temps au travail, il est important qu’ils y soient parfaitement à l’aise pour réussir à effectuer les missions que vous leur confiez.